La phase de traduction

 Pendant les deux premiers siècles de l'Islam, peu nombreux furent les Musulmans capables d'écrire en arabe; beaucoup de néophytes écrivaient sans difficulté dans leur langue maternelle, mais pas dans celle des conquérants; et ceux-ci, attachés avant tout à l'expansion de l'empire, se préoccupaient fort peu de savoir comment on les administrait ou quelle était la langue des documents officiels, pourvu que la bureaucratie fonctionna de manière satisfaisante. C'est seulement à la fin du VIIe siècle, quand les guerres de conquête touchaient à leur terme, qu'on décida de substituer l'arabe au grec dans les documents officiels.

Si d'un point de vue civil, il n'existait aucun inconvénient à l'emploi de langue étrangère dans l'administration, il n'en n'allait pas de même dans le domaine religieux; c'est pourquoi on copia toujours le texte du coran arabe; encore aujourd'hui, les versions en langues vulgaires ne sont pas admises et ses traductions, quand elles se font, sont considérées pour cette raison comme de simple paraphrase. 

La tradition religieuse (l'équivalant de la Michna des hébreux et de la tradition des pères de l'église chez les chrétiens), se transmit de bouche à oreille, de génération en génération, avant qu'on pût la fixer par écrit, en arabe aussi, à partir de la seconde moitié du IXe siècle, grâce à la rapide arabisation du Moyen-Orient et au papier. 

Les Musulmans, pour s'assurer de l'authenticité de cette tradition, créèrent un système complexe de critique textuelle, une véritable exégèse dont il nous importe seulement ici de rappeler qu'il était fondamental d'établir une chaîne nominale de tout ceux qui avaient transmis le texte. C'est-à-dire qu'avant d'exposer le contenu, il était nécessaire de mentionner le nom et le patronyme (appelons le ainsi pour simplifier) de tous les transmetteurs. Par exemple: "Un tel rapporte, pour l'avoir entendu d'Untel... et celui-ci d'Un tel autre que ce dernier, à ce qu'il rapporte, a vu le Prophète prier et dire..." cette technique s'étendit bientôt à d'autres domaines que le religieux. En effet, elle s'étendit à certains genres littéraires et exigea la compilation de dictionnaires synchroniques et diachroniques. Les premiers regroupant en générations les biographies de tous les traditionnistes, en notant avec le plus grand soin, entre autres choses, les dates de naissance et de décès, pour faire savoir si les gens de la génération immédiatement postérieure avait pu les connaître et les entendre. En appliquant cette technique à la transmission des connaissances scientifiques de l'Orient à l'Occident pour le cas de certains textes littéraires cela s'est déjà fait. Nous verrons à partir du milieu du VIIIe siècle se succéder une série ininterrompue de maîtres, de disciples et d'amis qui se poursuit jusqu'au XIIe siècle.

Cette partie nous permet de comprendre l'essor de la la langue arabe. Les traductions sont importantes durant l'âge d'or des sciences arabe car elle permettent en particulier la remise en valeur des travaux Grecques dans un premier temps, la transmission de ces savoirs dans tout l'Occident dans un second temps. En effet, nous allons voir de nombreux exemples dans la catégorie "Mathématiques" et "Astronomie" 

 

 

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